WPT Bellagio $25,000 - Day 1A - Par Benjo


20/04/2008 09:43

Rendez-vous à 21 heures pour le vrai départ !

Il est minuit et demie à Vegas, et je suis revenu dans ma chambre du Bally's après un brainstorming de pré-tournoi en compagnie de Cuts, FrenchKiss, CrocMonsieur et ElkY dans un restaurant Italien du Wynn.

Avant d'aller reprendre des forces en préparation de la fantastique journée qui s'annonce demain, je poste cette petite bafouille pour faire un point rapide sur un Day 1A plutôt calme. Après un coup d'oeil sur le site officiel du WPT, j'apprends que 141 joueurs ont survécu à cette première journée, sur les 210 qui étaient au départ.

Parmi les joueurs éliminés, on trouve des têtes de série du calibre de Daniel Alaei (il paie tapis à la rivière sur un tableau contenant à la fois un tirage quinte et couleur, et muck quand son adversaire lui montre deux paires max !), Hasan Habib, Guy Laliberté, Ted Lawson, le créateur du WPT Lyle Berman, ou encore David Williams, comme Dario Minieri nous l'avait raconté plus tôt.

Voiçi le top 10 tel que nous l'indique worldpokertour.com - le chip-leader a triplé son tapis de départ, et il n'est autre qu'un grand spécialiste du Deuce To Seven, avec 6 bracelets remportés dans cette discipline :

1. Billy Baxter 167,150
2. Darrell Dicken 163,675
3. Steve Billirakis 156,800
4. Scott Epstein 147,800
5. Brandon Cantu 145,125
6. Abe Mosseri 123,400
7. Dario Minieri 118,650
8. Jim Bechtel 115,000
9. Michael Gracz 111,650
10. Eugene Katchalov 109,900

Notre ami français Bruno Fitoussi est aux dernières nouvelles toujours en course, avec un tapis de 60,000. Phil Hellmuth, lui, n'a sans doute pas gagné son pari (voir posts précédents) puisqu'il pointait à 38,000 au dernier décompte. A confirmer avec l'arrivée du classement officiel dans la journée.

Voilà, après cette journée amuse-gueule, soyez au rendez-vous à partir de 21 heures (midi à Vegas) pour le VRAI départ du tournoi : le Day 1B, qui verra l'entrée en scène de nos chouchous français : ElkY, David Benyamine, Patrick Bruel (en principe) et bien sur le Team Winamax, fièrement représenté par Ludovic "Sir Cuts" Lacay, Arnaud "FrenchKiss" Mattern et Nicolas "CrocMonsieur" Levi ! Je posterai des news aussi souvent que possible, en direct depuis le Bellagio, entre 21 heures et 6 heures du matin (heure française)

Bonne journée à tous !

20/04/2008 03:39

Dario in Bellagio

C'est la première fois que la super-star Italienne dispute le WPT Championship. « Je ne pensais pas que les joueurs seraient aussi faibles, dit-il. J'ai toujours pensé que les Américains étaient meilleurs que chez nous, mais je me rends compte que non. D'accord, il n'y a pas de qualifiés Internet, mais en fait, je pense que la majorité des joueurs qui se qualifient sur Internet pour les EPT sont d'excellents joueurs, et très difficiles à jouer.  Içi, j'ai l'impression qu'il y a beaucoup de types riches prêts à balanceur leurs jetons par les fenêtres. »



En fait, poursuit Dario, « il y a des mec à la table qui jouent plus loose que moi ! » Je m'en étonne : est-ce vraiment possible ? « Apparemment, oui », répond Dario, un sourire en coin. Je lui demande comment se sont passées les cinq premières heures du tournoi.

« Très très bien, en fait. J'ai 90,000. J'ai gagné plusieurs pots moyens pour monter à 65,000, puis joué un très gros coup contre David Williams [NDLR : second au WSOP 2004 derrière Greg Raymer]. Je suis au bouton avec

Roi de pique Roi de trèfle, je le surrelance. Il paie – il avant relancé UTG.

Flop Roi de carreau 2 de trèfle 4 de pique

Williams check-call ma mise de la moitié du pot.

Turn 3 de coeur

Il check-call encore ma mise de deux-tiers du pot.

Rivière 4 de coeur

Une dernière fois, il check-call, à tapis, il avait

As de carreau Roi de coeur »

A mon avis, la structure excellente de ce tournoi ne peut que profiter à un joueur du genre de Dario : la profondeur de tapis va lui permettre de construire de beaux bluffs.

20/04/2008 03:36

Le français du jour

Au vu des restrictions mises en places envers les médias, le meilleur moyen de récolter des infos reste d'attendre devant l'entrée de la Fontana Room pendant les pauses. Une technique simple et efficace qui me permet d'approcher les joueurs de manière décontractée, durant les quinze minutes de break dont ils disposent entre chaque niveau.

Coup de bol, j'arrive devant la salle juste au moment où démarre l'un de ces breaks. Je tombe très vite sur le seul français – à ma connaissance – en piste aujourd'hui : Bruno Fitoussi. Le brillant runner-up du HORSE 2007 est arrivé au Bellagio il y a quelques jours, et n'a pas perdu son temps durant les journées préparatoires du festival : il a terminé second du seul tournoi qu'il a disputé, entre deux parties de cash-game hautes limites, remportant 185,385$.

Une cigarette à la main, vetu d'un sweat capuche, Bruno est relax dans sa tenue de joueur de poker, méconnaissable pour tous ceux qui ont l'habitude de le voir déambuler d'un pas rapide, en costume sombre sévère, dans les couloirs de l'Aviation Club de France. Accoudés à une machine à sous, on salue respectueusement Doyle Brunson, qui passe devant nous juché sur son emblématique fauteuil roulant électrique.



« Je suis tombé sur la table de la mort ! », rigole t-il. Difficile de contester ce jugement : avec Barry Greenstein, Hoyt Corkins, Mike Sexton, Jonas Molander et Lee Markholt, le talent déborde de toutes parts à cette table. Mais, poursuit Bruno, « c'est quand Phil Hellmuth est arrivé que les choses sérieuses ont commencé. Il ne s'est pas passé longtemps avant qu'il n'enclenche son cinéma habituel. »

Et Bruno de relater le premier coup que les deux joueurs disputent face à face : « Hellmuth relance, et je retourne une paire de six. Je reflechis, ne sais pas trop quoi faire, et là, Phil commence à me taquiner : « Alors, Bruno, tu veux danser ? » Je lui réponds que, oui, bien sur, j'ai envie de danser et le surrelance !  Il jette ses cartes et commence à exploser de frustration. A la table, Mike Sexton et Barry Greenstein commencent à se foutre de sa gueule, lui disant qu'il est incapable de gagner un pot contre moi. »

C'en est trop pour Hellmuth qui, piqué au vif, lance à la ronde : « Puisque c'est comme ça, je vous parie que je vais gagner prendre 27,300 à Bruno avant la fin de la journée, sur un seul pot ! » Amusé, Sexton demande : « 27,300, vraiment ? Au jeton près ? » Hellmuth acquiesse, ajoutant qu'il n'a jamais perdu de pari de ce genre. « Dans ce cas », répond Sexton, « je te donne du 20 contre 1, à 1,000 dollars. »

Le pari est tenu. Du coup, continue Bruno, « l'électricité est dans l'air, désormais. On arrête pas de se sur-relancer, et Hellmuth calcule précisement ses mises pour arriver à ses fins contre moi ! »

Mais qui gagne pour le moment ? « On possède tous les deux 60,000 pour le moment. » Statu quo, donc. « Mais la table est très dure, tout le monde est en forme. », conclut Bruno, avant de repartir au travail.

20/04/2008 02:07

Tout le contraire d'un départ en fanfare

Après avoir reçu mon badge de presse et posé mon sac dans la suite du douzième étage qui sert de salle de presse aux médias non exclusifs (on n'y retrouve pour l'instant que moi même et mes collègues de Poker Pages et Poker Listings), j'ai foncé au casino pour assister au « shuffle-up and deal ». Surprise en entrant dans la Fontana Room, peu après midi : sur les 24 tables qu'elle contient, seulement 14 étaient occupées. Et encore, seulement une poignée de joueurs étaient assis autour de chacune de ces tables, avec pas mal de tables ne contenant que quatre ou cinq joueurs.

Bien sur, avec une structure aussi belle que celle du WPT Championship, on ne sera pas surpris de constater que beaucoup de joueurs ne soient pas encore arrivés à midi, heure théorique du départ. Mais tout de même, les faits sont là : ce Day 1A du plus gros tournoi de No Limit du monde n'a pas attiré les foules.



L'an passé, c'est 304 joueurs qui étaient au départ du Day 1A de l'édition 2007 du tournoi (pour 639 joueurs au total). Une rapide vérification auprès de Jack McClelland me confirme que 6 tables de tournoi ont aussi été diposées dans la PokerRoom régulière du Bellagio (celle des cash-games), de l'autre côté du batîment. Cela donne un total de 20 tables, et donc, en admettant que ces 20 tables vont se remplir totalement à mesure de la progression du tournoi, on arrive à un total de 200 joueurs pour le Day 1A, soit 30% de moins que l'an passé !

Je retrouve deux collègues de Card Player et leur demande leur avis. Pour BJ Nemeth, reporter, il faut rester optimiste : « la plupart des pros ont choisi le Day 1B, cela explique le peu de joueurs présents aujourd'hui. On fera le plein demain »

Pour Shronk, vidéaste, on assiste au contraire à « une baisse de l'affluence, définitivement  : il y aura moins de monde au WPT cette année »



Cependant, il est encore trop tôt pour tirer des conclusions, ou chercher des raisons à cette apparente désaffection envers l'un des plus beaux de l'année. Si ca se trouve, 400 joueurs se presseront aux portes de la Fontana Room demain et j'aurai l'air d'un imbécile avec mes articles pessimistes.

Quoi qu'il en soit, le départ fut donc donné dans un calme olympien dans la magnifique Fontana Room, alors que beaucoup de joueurs n'étaient même pas encore arrivés - contrastant fortement avec la cérémonie d'inauguration hollywoodienne qui avait entamé la Grande Finale à Monte Carlo. Ici, au Bellagio, on fait les choses à l'ancienne, discrètement, sans faire de vagues.

Barry Greenstein était là, pile à l'heure, et je me demande bien comment il fait pour avoir l'air aussi en forme : il y a deux jours à peine, il était encore à Monte Carlo. Ca et là, au gré des tables, j'apercois quelques rares Européens – ils sont peu nombreux et j'imagine que la plupart des joueurs du Vieux Continent ont opté pour le Day 1B, histoire d'avoir une journée de plus pour se remettre de Monte Carlo. Dario Minieri est là, de même que son compatriote Cristiano Bianco. Plus loin, j'apercois un bout de la Hendon Mob en la personne de Joe Beevers. Andy Black, lui, n'était pas à Monte Carlo : pas étonnant donc de le retrouver frais et dispos, assis à une table difficile avec Joe Sebok et Scott Clemens. Quelques minutes après le départ, l'imposante silhouette du Parrain Doyle Brunson fait son entrée, soufflant et huant, clopinant vers son siège. Le maitre des lieux est arrivé : cette fois-ci, le tournoi est parti, pour de bon.

Blindes : 50/100. Tapis de départ : 50,000, soit 500 gros blinds. Le marathon – à cadence lente – commence... Il va durer six jours !

20/04/2008 01:07 - WPT Bellagio $25,000 - Day 1A

D'une grande finale l'autre

Rock around the globe ! Pas de répit pour les braves... Traversée de l'Atlantique express pour une autre championnat... Vinqt-quatre heures entre avions et aéroports... Quand est-ce qu'on dort ? Retour à Vegas... Couvrir le World Poker Tour, une tâche impossible ? Les meilleurs joueurs du monde sont là... Le Team Winamax est prêt à les affronter...

La Grande Finale de l'European Poker Tour à Monte Carlo est encore toute fraîche dans les mémoires, mais, déjà, tel un zappeur fou devant sa télé, il faut passer à la suite, tout de suite, sans attendre, et changer d'horizon, de continent, et de circuit.

Vingt-quatre heures à peine après l'épuisante table finale et la victoire du Canadien Glen Chorny en Principauté, tous les yeux sont déjà braqués vers Las Vegas, où se déroulera durant sept jours la finale du World Poker Tour : tout simplement le tournoi de No Limit le plus cher de l'année. Avec son prix d'entrée de 25,000$ et son prestigieux écrin, le Bellagio (l'un des plus beaux, si ce n'est LE plus beau casino du Strip), cette épreuve a depuis plusieurs années pris des allures de championnat du monde bis. Tous les grands champions, toutes les stars du circuit que vous avez vu à la télé, tous les petits génies du net assez âgés pour participer, ils sont venus, ils sont tous là. Aucun joueur professionnel prenant les tournois au sérieux n'a envie de manquer cette épreuve.

N'empêche, j'aimerais bien echanger deux mots avec les mecs en charge du planning. Manifestement, la communication n'a pas été de mise entre les deux circuits majeurs du poker professionnel : l'EPT et le WPT, qui organisent ce mois-ci leurs deux finales à vingt-quatre heures d'intevalle, forcant de fait les joueurs et reporters assez fous pour vouloir enchaîner les deux tournois à un périlleux saut au dessus de l'Atlantique en un temps record. De quoi mettre à mal la santé physique et mentale de n'importe quel être normalement constitué. Heureusement pour vous, amis lecteurs, cela fait déjà plusieurs mois que je m'entraîne pour réaliser cette performance, aidé par un régime spécial basé sur une consommation excessive de café, cigarettes et nourritures grasses. C'est ainsi que quatre heures après la dernière main de la finale EPT, j'étais à l'aéroport de Nice, embarquant dans une série de vols vers Londres, Phoenix et Vegas, sans passer par la case sommeil, sauf si l'on considère quelques moments de somnoleuses pateuse le dos à la verticale comme du sommeil. Vingt-quatre heures plus tard, me voici sur le Strip, sans chambre d'hôtel mais pourvu d'amis bienveilants m'ayant dépanné d'un lit au Bally's, en face du Bellagio. J'ai passé quatre petites heures dans ce lit avant de me lever, frais comme un gardon, prêt à rempiler pour une nouvelle semaine de fous.



La quasi simultanéité des deux épreuves phares du circuit pro nous permet de nous livrer au jeu des sept différences entre ces deux tournois très similaires que sont la Grande Finale EPT et la finale WPT. Niveau prix d'entrée, le WPT se situe un cran au dessus de l'EPT : c'est 25,000$ (soit 16,000€ environ) qu'il faut débourser pour s'asseoir aux tables de la Fontana Room du Bellagio, contre 10,000€ pour la Salle des Etoiles du Monte-Carlo Bay. Côté joueurs, les stars sont présentes en masse dans les deux salles. Bien sur, les Européens sont beaucoup plus nombreux à Monte Carlo, et inversement : seulement une poignée d'Américains avaient fait le déplacement Outre-Atlantique. Mais la grande différence de casting entre les deux épreuves réside dans la présence de qualifiés Internet. Là où l'EPT, grâce à son sponsor, permet à des centaines de joueurs de gagner leur ticket pour pas cher depuis chez soi, la finale du WPT ne verra aucun joueur issue de satellites en ligne, ou presque. Le résultat, c'est une épreuve d'une difficulté exceptionnelle, où les participants sont soit des pros expérimentés et sponsorisés, soit des joueurs assez confiants en leur poker pour débourser 25,000$ de leur poche, avec seulement une petite portion de joueurs qualifiés lors des satellites organisés ces derniers jours à l'intérieur du Bellagio.

Concernant la structure, là encore le WPT se trouve un cran au dessus. Les niveaux durent 90 minutes dans chacune des deux épreuves. Là où l'EPT donne à ses joueurs un tapis de 15,000 et des blindes de départ de 25/50, le WPT offre un stack de départ de 50,000 et des blindes à 50/100. Les journées sont bien mieux organisées à Vegas qu'à Monte Carlo : commencées à midi, les parties ne s'étireront pas après 21 heures, tout du moins avant les demi-finales. Là ou sept niveaux sont joués à l'EPT, résultant en des marathons nocturnes interminables, le Bellaigo libère ses joueurs à une heure civilisée, juste à temps pour le somptueux buffet, après avoir joué seulement cinq niveaux. Des journées courtes qui ravissent des joueurs plus âgés comme Doyle Brunson.

Venons en maintenant à la principale différence entre la Grande Finale de l'EPT et le WPT Championship : la couverture médiatique. Là, mes amis, il va m'être difficile de dire du bien du World Poker Tour. Lee Jones, l'un des pontes de l'EPT, le répète à tout bout de champ : les journalistes sont plus que bienvenus pour couvrir le circuit majeur européen. A chaque épreuve nous est fournie une spacieuse salle de presse, une connection Internet (généralement) de qualité, des employés dévoués nous fournissant chip-counts et informations, bref, le bonheur.

En Amérique, les priorités semblent un peu différentes. Au diable la diversité de l'information et vive le dollar ! C'est ce que se sont dit les pontes du WPT en prenant l'abbérante décision de vendre à prix d'or les droits exclusifs de couverture de leur circuit au magazine Card Player en juillet 2007. « Droits de couverture exclusive »? Qu'est-ce que cela signifie pour nous autres médias non exclusifs ? Eh bien, tout un tas de choses pas très réjouissantes. A commencer par une restriction de l'accès aux tables : durant toute la semaine, je n'aurai accès à la Fontana Room qu'une seule fois par heure, et ce durant un maximum de quinze minutes. Si l'un de mes collègues est déjà à l'intérieur de la salle, il me faut patienter dehors en attendant qu'il ait fini. Enfin, tout n'est pas si noir (sic): avec les collègues, nous avons une suite qui nous est reservée pour poser nos ordinateurs portables, au douzième étage de l'hôtel ! Plus que jamais, les aller et retours entre cette dernière et la Fontana Room vont être sportifs. Cette pseudo salle de presse n'est pas équipée en connection Internet : on m'avait prévu à l'avance qu'il faudrait me débrouiller tout seul, en me procurant une carte Wifi de marque Verizon, qui permet de se connecter partout sur le territoire Américain. Hélàs, ces cartes ne sont vendues qu'aux résidents US. Plein d'espoir, j'ai tenté de me brancher sur le cable Ethernet de la suite/salle de presse: un message est aussitôt apparu sur l'écran, m'indiquant que l'accès Internet à été désactivé dans cette chambre ! Décidement, le WPT a pensé à tout pour nous rendre la tâche la plus difficile possible... Je me rappelle encore la finale 2007, il y a tout juste un an : toute la semaine, j'avais couvert l'evenement depuis l'intérieur de la salle, mon ordinateur installé à quelques centimètres des tables. Une extraordinaire opportunité de couvrir un prestigieux tournoi de près qui a malheureusement disparu avec la signature du deal entre le WPT et Card Player.

Tout ça pour dire que malheureusement, il ne faudra pas vous attendre à une couverture de l'évenement aussi pointue que celle à laquelle vous avez été habitués lors des tournois EPT. Comme d'habitude, je serai là toute la semaine pour vous alimenter en news, photos, interviews, histoires et rumeurs. Simplement, je ne ferai pas de direct, et posterai en différé mes histoires, qui seront moins nombreuses mais plus développées.

Malgré tous les obstacles, malgré les fourches caudines mises en place par le WPT, je ne voulais pas manquer ce tournoi. Quel plaisir, en effet, d'être de retour à Las Vegas et au Bellagio, l'épicentre de la planète poker, où tant de légendes se sont faites et défaites, où l'on parle et vit cartes et jetons 24 heures sur 24, 365 jours par an, où des fortunes s'échangent quotidiennement à l'intérieur de la Bobby's Room, theâtre de la partie la plus chère du monde, là ou Doyle Brunson, Sam Farha, David Benyamine et feu-Chip Reese jouent à domicile...

Cette semaine, trois de nos valeureux membres du Team Winamax ont relevé le défi de s'attaquer aux meilleurs joueurs du monde sur leur propre terrain. Et à mon avis, chacun d'entre eux possède largement les qualités nécessaires pour s'imposer. Ludovic Lacay, Arnaud Mattern et Nicolas Levi sont tous prêts et chauffés à blanc pour le tournoi ple plus important de leur carrière. Toute la semaine, je serai là pour pour rendre compte de leur progrès, ainsi que ceux des autres français en course, tels Bruno Fitoussi, David Benyamine, ElkY ou Patrick Bruel, dont la rumeur annonce avec insistance une arrivée en dernière minute. A l'exception de Fitoussi, tous les français ont opté pour un départ lors du Day 1B, qui aura lieu demain.

Dans le prochain post, je rentrerai dans le vif du sujet avec les premières infos concrètes sur la participation au tournoi.. A bientôt pour la suite de ces « Chroniques du Bellagio » !

 

Jour 1B
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